Accoucher avec un antalgique improbable

 

Comme je le raconte ici. Je me suis rendue compte que tricoter me mettait dans un état d’hypnose. Relaxation totale. Donc je me suis dis que je pouvais exploiter cet aspect du tricot dans un sens antalgique non médicamenteux.

 

Un travail en amont..

 

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Livre de Isabelle Brabant: Vivre sa grossesse et son accouchement.

Bien évidement, accoucher sans péridurale était mon projet de naissance. Un livre m’a beaucoup aidé « vivre sa grossesse et son accouchement: une naissance heureuse  » de Isabelle Brabant. Il y a un chapitre qui parle de « l’accouchement vu de l’intérieur ». Elle relate comment se passe un accouchement, en faisant allusion à des vagues qui viennent nous prendre et nous embarquer au loin, mais qui nous ramène toujours à la rive. Un texte juste magnifique. De la sophrologie en mode écrite.

 

Se donner les moyens !

 

Par ailleurs j’ai participé aux cours de préparation à l’accouchement. On te montre les positions antalgiques, positions à partager avec la personne qui sera présente ce jour là. On t’apprend aussi concrètement comment se passe un accouchement au niveau anatomique. On t’explique ce qu’est une contraction, combien de temps elle dure, à partir de quand il faut se rendre à l’hôpital… Pas mal d’informations utiles.

 

Ce qui m’a réellement servi c’est d’apprendre à respirer avec le bide!   Oui, oui, elle t’apprend à respirer pour gérer une contraction. Personnellement c’est la seule chose qui m’a servi parce que les positions tu les pratiques seulement ce jour là, du coup elles ne s’ancrent pas dans ton cerveau et le jour J tu as du mal à mobiliser des connaissances que tu n’as pratiqué qu’une ou deux fois.

Privilégier les méthodes naturelles

 

Bon, on retourne à ce jour J. Une des membranes s’est fissurée, du coup tranquilou, bilou, je me rends à la maternité. Pendant 24h rien, nada, aucun travail ne se met en route. Le lendemain, pour éviter l’ocytocine, je demande à ce qu’on rompe les membranes…toujours rien…une heure après, je demande à ce qu’on décolle les membranes ! Et là, bim, là ça se met en route…( vers 9h du matin).

Je me mets sur le ballon, je sors mes aiguilles et je me mets tantôt une série, tantôt des récitations. Le principe était d’enchaîner des rangs endroits et des rangs envers. Sans se soucier du nombre de mailles, ni nombre de rangs…

 

C’est cette répétition qui me met dans un état d’hypnose. Ajouter à ça le toucher de la laine douce, voir une couleur que j’aime beaucoup. Entendre le cliquetis des aiguilles en bois naturel (mes préféréses) et c’est parti. les hormones du bonheur se mettent en route et celle du stress disparaît peut à peu. Je me plonge dans le tricot et j’oublie que je suis sur le point d’accoucher :p.

Les contractions s’intensifient.

 

Les premières contractions étaient supportables, franchement avec le tricot je ne les sentais presque pas. Au bout de deux heures, je sens que je suis montée en intensité. Là je continue de tricoter tout en pratiquant la respiration du bide :p

Bien sûr, il y a le passage de la sage femme pour le monitoring, donc j’en profite pour faire un petit somme. Passage au toilette aussi (moi qui flippait à l’idée d’accoucher les intestins pleins hahaha).

 

Les choses sérieuses commencent :p

 

Vers 13h, il fallait ajouter autre chose au tricot :p J’alternais marche et tricot tout en expirant leeeeeeeentement à chaque contraction. A 13h30, la sage femme en voyant ma tête, elle devine l’intensité des contractions. Je confirme qu’elles sont très très rapprochées. Effectivement j’étais à sept de dilatation. Il était temps de quitter la salle de travail pour la salle nature.

 

Direction la salle nature.

 

A ce moment là, la baignoire a remplacé le tricot…Heureusement j’ai pu bénéficié de la salle nature. Il y avait tout le nécessaire pour un accouchement physiologique.

D’ailleurs un big up à l’équipe de Saint Vincent, super méga accompagnement! Elles m’ont permis de vivre mon accouchement comme je le voulais. Même quand ça devenait trop long, elles ne m’ont pas mises la pression.

Un petit hic…une grosse tête !

 

Mon accouchement était long, Bibicha est arrivé à 20h. J’ai poussé pendant près de 3h. Mais il était bloqué dans le bassin, Il faut dire que je suis un modèle miniature. De plus, ça devenait dangereux pour lui. On m’a donc proposé soit la péridurale soir la rachidienne. Parce qu’il était claire qu’il devait être tiré de là avec les forceps. J’ai préféré la péri…

L’équipe a vu sur ma gueule s’imprimer une profonde tristesse, déception…ils sont rentrés dans la salle nature avec les renforts. A base d’encouragement. Même l’anesthésiste, l’obstétricienne… »Vous avez accouché sans péridurale, vous avez fait le plus dure sans péri… ».

Injection faite, 15min après, elle me demande de pousser…n’importe quoi, un drôle de son sortait de ma gorge. Je n’arrivais pas à pousser, je sentais plus mes organes !! Bref, elle a sorti son instrument, Elle a sorti Bibicha. Effectivement, une de ces grosse tête !! Il faisait 3,5kg…3kg au niveau de la tête hahah. D’ailleurs même l’obstétricienne a eu du mal, parce que Bibicha a une cicatrice à la Harry Potter, exactement au même endroit mais pas la même forme 🙂

 

Voilà comme quoi, avec de la détermination et les bons outils. Tout est possible !!

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